24.03.2009

Critique N°6 - Coco

COCO


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Qu'est-ce qui t'es arrivé toi, tu t'es fait agresser par Franck Provost ou quoi ?!


Note : 11


Apparemment 60% des spectateurs de Coco ont été déçus, ce qui veut dire que 60% des gens qui lisent ce blog et qui ont vu le film sont en train de se rouler par terre en hurlant "QUOI, ELLE LUI A MIS ONZE CETTE SALOPE, MAIS çA VAUT PAS UN CLOU CE FILM !!!".

Eh bien, non !

Ben oui, évidemment, c'est pas le film de l'année.... et pis, on connaissait tous le film par coeur avant de le voir, soit parce qu'on était fans de Gad et qu'on a déjà vu tous les sketch à partir desquels le film a été adapté, soit parce qu'on est cinéphile et qu'on s'est tapés la bande annonce six fois en deux semaines.

Je fais partie de la deuxième catégorie, j'ai jamais vu un spectacle de Gad avant, un ou deux sketchs par ci par là... (Bravo, madame, bravo !). Donc, j'ai pu appréhender ce film comme une vraie comédie à thème, effectivement. Pas étonnant que tous ceux qui étaient déjà fans de Gad aient été déçus, j'imagine que ça ne suffit pas d'ajouter un décor pour faire dans l’originalité.

Enfin, enfin, tout ça pour dire que dans toute ma grande ignorance de l’art gadelmalien (Copyright !), ben au bout du compte, j’ai quand même trouvé ça drôle. Je pense qu’il faut vite se rendre compte que ce n’est pas un scénario qui cherche à se faire primer à Cannes… et à voir ce film comme une simple occasion de voir Gad à fond dans son personnage, car, vous aurez beau dire, les français aiment Gad.

Oh, non, j’arrête pas de répéter Gad. C’est terrible, je... je peux plus m’arrêter… GÂÂÂD….. GAD… Gad, gad… Gad. Gad. Gad. Gadin. Gadoue. Gâteau. Garage ?

(Passons). Donc voilà le scénario est à chier, il n’y a pas de fin, l’intrigue est mauvaise, falsifiée, chaque élément du scénario n’est en fait qu’un prétexte pour faire aller l’histoire là où veut la voir gambader, en fait, ce n’est pas un film, c’est un sketch géant. C’est beaucoup trop grossier pour avoir la moindre prétention, il devait savoir ce qu’il faisait et s’attendre à ce que les gens ne s’y attardent pas. MAIS, dans ce cas, pourquoi insuffler à l’histoire ces valeurs-toutes-pourrites-qui-nous-ennuient ?

- Ah non, le patinage artistique c’est un sport de tapette

suivi de

- Mon chéri, si le patinage artistique est ta voie, je veux que tu la suive et je pleure en te regardant faire des pirouettes en collant pailleté 

(Passons de nouveau). Niveau performance, au bout du compte, le seul personnage vraiment drôle du film, c’est Steve, le cousin-stupide-et-ringard, brillamment interprété par Manu Payet, PARFAIT dans le rôle ; et vas-y que je me déhanche face à ma brochette de disciples-stupides-et-ringards pour leur apprendre à surfer sur la vibe à grand renfort de claquages de doigts et de ceinture Armani, et vas-y que je tape la pose du gars cool et relax, allongé sur son yacht les jambes grandes écartées (chemise hawaïenne et slibard sont de rigueur bien entendu). C’est le seul qui joue son rôle pour jouer un rôle, parce qu’on lui a donné ce rôle, il se préoccupe de son personnage et fait attention à ne pas basculer dans le sketch comme tous les autres. Bien joué Manu-alias-Steve-le-gros-naze !

Jean Benguigui suivra Vanessa et Marina Hands et sera surnommé l’Inutile (où sont passés ses jours heureux ?) ; nous ne commenterons pas la prestation d’Issac Sharry, de toutes façons il est dans toutes les comédies du genre, c’est un peu un figurant obligé ; de même pour Gladys Cohen qui jouait déjà la mère juive omniprésente dans La Vérite Si Je Mens (1997) et La Vérité Si Je Mens 2 (2001) ; le gamin de Gad dans le film est chou et visiblement bon patineur, j’ai la flemme de chercher son prénom, et puis les autres, ben rien à dire quoi.

Un mot sur Gad quand même ; ben il est dans son truc. Il a l’air attaché à ses pitreries et il a voulu les faire découvrir à un public plus large, on ne peut pas le blâmer… mais il aurait juste dû innover un peu plus et bosser un minimum sur le scénario. Côté performance, il en fait parfois trop, parfois juste assez ; il est génial quand il se ramène vers sa femme en hébraïque-djellabah, il est génial quand il réveille sa fille « Oh ma chérie oui tu as fait un horrible cauchemar papa est là oui » et il est génial parce qu’il traite les gens de Jean-Jacques.

Le reste, c’est un peu relou, mais bon, les français aiment Gad, il se relèvera, va !

 

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23.03.2009

Critique N°5 - Le Code A Changé

LE CODE A CHANGÉ


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Mais pas le cinéma, alors on fait un effort et on arrête de réinventer le monde !


Note : 8


Si quelque chose a changé, ce n'est pas le code mais plutôt la wave de la comédie française.

On revoit nos définitions : le CNRTL nous informe que la comédie, c'est, entre autres, une pièce de théâtre dont le but est de faire rire le public, de provoquer l'hilarité par le comique des situations, de l'intrigue, de la peinture des moeurs ou du ridicule des caractères.

En gros, faire une comédie ça sert à ce que les gens se MARRENT.

Sauf que la new wave de la comédie française, c'est de présenter un film qui a tout de la comédie et de farcir au spectateur une leçon de vie. On fait une bande annonce qui va attirer les foules, avec 90% des gags du film (mais vous connaissez cette astuce si vous avez vu la BA de Coco et si vous avez vu le film après), on fait un casting punchy dans lequel on réunit une dizaine d'acteurs pas très exigeants pour leur carrière, on attend que le poisson morde et quand la salle est pleine, SURPRAÏZ ! Quelques minutes passent... puis d'autres... on sourit tranquillement, on se retourne vers son voisin, hahaha, et puis d'autres minutes passent, on fait un bond dans le temps, et on commence à se perdre, mais, pourquoi c'est compliqué, ça devait juste être drôle, pourquoi c'est triste, et pourquoi ils parlent de cancer, et pourquoi ils nous jettent leur analyse du faux-semblant dans les dents alors qu'on voulait juste se détendre, et pourquoi elle est en fauteuil roulant alors qu'on se pissait dessus deux minutes avant...

Le fait est que, si l'on présente un film comme drôle, les gens vont y aller avec leur esprit du drôle, quoi. C'est comme quand on remate La Liste de Schindler, on le mate avec notre esprit de la chiale. Et on chiale, parce qu'on s'attend à chialer et qu'on veut chialer, au bout du compte, non ?

Et puis, il y a la juste mesure. C'est agréable de voir une bonne comédie et de remarquer le petit détail sérieux, de le partager avec son poto de cinéma en sortant, "ah, t'as vu, et puis en même temps y avait ce petit truc, là...". Mais là, on fait dans la discrétion taille rhino.

Et on se perd dans ce film, avec son titre à priori marrant, son affiche marrante et sa bande annonce marrante, quand on comprend qu'autour de ce dîner (parce que en fait, ça parle d'un dîner, eh oui) il ne s'agit que de la confrontation avec soi-même, et le soi-même qu'on déteste, ça va de soi... et le regard des autres, et l'évolution tragique de la vie, et le temps qui passe... ET GNAGNAGNA ET GNAGNAGNA !!!!!!

(Et ce putain de fauteuil roulant !)

Bref, maladroit tout ça... mal ficelé, mal fait, tout simplement, Danièle Thompson (scénariste de La Boum (1980) attention référence) s'est mal débrouillée, elle a voulu faire trop grand dans une histoire qui suggérait un cadre trop petit, mal aidée par un casting trop petit pour une intrigue si grande. Il aurait fallu du Nathalie Baye, du Jean-Pierre Darroussin pour épauler Karine Viard, qui d'ailleurs même dans son rôle inintéressant fait quand même de l'ombre à tout ce petit monde... Marina Foïs, qu'es-tu venue faire dans ce film ? Bon, tu ne savais peut-être pas que tu jouerais la femme de Patrick Bruel, c'est sûr que ça t'éclairait mal... quant à la cruchissime Marina Hands (elle a beaucoup d'admirateurs, je n'en fais partie), c'est de pire en pire depuis Ne le Dis A Personne (2006). Son sourire niais est tellement affligeant (soyons d'accord, on ne parle même pas du rôle) qu'il est le premier à nous pousser dehors (VITE, DE L'AIR).

Donc, Danièle Thompson a voulu copier Alexandra Leclère, réalisatrice du Prix A Payer (2007) qui fut la pionnère de cette chiante erreur qu'est le fait de vouloir se la péter à transformer la deuxième partie d'un film en drame alors qu'il a commencé en comédie. La bande annonce du Prix a Payer a tourné dans tous les cinémas pendant deux mois ; on s'est rués le voir, on se tape sur la cuisse pendant toute la première heure... et on ressort maussades, ternes et déprimés du film parce que finalement ça ne finit pas bien, c'était pas juste une mauvaise passe qui se résout dans le rire, en fait c'est la vie, le mariage c'est gris et sans espoir. MERCI BIEN.

Niveau cast donc, heureusement que Karin Viard est là, même si ça ne suffit pas (enfin, il n'y avait qu'elle pour jouer le rôle de l'avocate du divorce qui se fait traiter de chienne en plein restaurant par un mari dépouillé). Patrick Bruel, que dire, c'est une brave bête, Marina Hands sera rebaptisée l'Inutile à l'instar de Vanessa ici. Dany Boon de son côté aurait pu, lui aussi, tranquillement refuser le film sans risquer de tâcher son honneur, Emmanuelle Seigner a intérêt à refaire son look parce que la blonde platine surmaquillée, c'est juste fatiguant pour les pauvres yeux du spectateur, déjà à demi fermés dès que le sourire niais de Marina la précède à l'écran ; Patrick Chesnais est juste chiant et moche, autant dire qu'il joue bien le breton alcoolique pas loin de l'infarctus à cause de son coeur entouré d'une bonne couche de beurre salé ; Laurent Stocker s'occupe quant à lui très bien des deux ou trois vannes vraiment drôles du film, à part ça il est juste chiant et moche aussi comme Patrick.

Au bout du compte, la seule bouffée d'air du film, c'est Blanca Li, sublime dans son flamenco et dans son âme.

On sort de la salle, après Le Code A Changé, avec l'ennui et l'incompréhension au visage.

Rien à dire de plus.

Ah, si, à la sortie on se dit aussi "Tiens, depuis quand Karin Viard a d'aussi gros lolos ?".

 

 

 

 

(En exclusivité, le sourire niais de Marina : 1211744825_marina.jpg)

 



15.02.2009

Djimini Goes Live

LET THE SHOW BEGIN

 

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Oui, ça fait une heure que j'écris la présentation de ce blog et je viens de me rendre compte only now que c'est pas le bon (blog). Donc j'efface tout et je reprends.

 

Simple, concis !

Epuré !


(Tais-toi cerveau !!)


Donc. Je critique, vous commentez.

 

Au sujet des notes, on notera sur 20.

 

Au sujet des films, c'est MOI qui les choisis !!!

 

Na.

 

Et pis sinon, si ce blog vous plaît, oubliez pas de penser à Maria, car il existe grâce à elle.

 

Bien à vous ! Chers amis !

Nathalie